L’ Amarante rouge : Définition botanique

« Plante annuelle de la famille des Amarantacées.
C’est une plante d’origine mexicaine qui appartient aux plus anciennes espèces de plantes cultivées par l’homme. Elle s’adapte à la plupart des climats et semble préservée des insectes et autres ravageurs.

Il existe de nombreuses variétés de cette plante de par le monde.
En Europe, elle est cultivée comme ornementale (queue de renard). On la rencontre fréquemment dans la nature « sauvage » ou elle est considérée comme une « mauvaise herbe« . Toutes les variétés sont pourtant comestibles et donnent autour de 80 000 petites graines par pied.
Les fleurs ont une couleur pourpre spectaculaire, c’est d’ailleurs l’une des rares fleurs à avoir donné son nom à une couleur. »

amarante rouge

Pourquoi avons-nous choisi « l’ Amarante rouge » pour notre épicerie de producteurs ?

Bien qu’effectivement elle ne symbolise pas la Provence, elle porte, malgré elle des valeurs d’une agriculture mondiale humaine et résistante.

• « Mauvaise herbe » espiègle : Elle enrage les Pro OGM depuis 2004.
Alors voilà pour la petite histoire : l’amarante, histoire d’une « mauvaise graine » :
« En 2004, un agriculteur du centre de la Georgie, se rend compte que malgré l’application massive du fameux herbicide Roundup sur ses cultures de soja, une plante fait de la résistance et ne semble pas être incommodée par l’herbicide, c’est l’Amarante. Depuis ceDe époque la situation n’a fait qu’empirer et le phénomène s’est étendu à d’autres états. Rien qu’en Georgie, 50 000 hectares sont atteints, l’Amarante colonise les plantations. Les agriculteurs sont contraints d’arracher à la main ces herbes quand c’est possible car elles sont profondément enracinées mais il est très difficile d’en venir à bout, 5000 hectares ont dû être abandonnés.
Perte de rentabilité, ces agriculteurs finissent par se détourner des semences OGM ! »

• Quand la Nature réagit et relance l’espoir
Cette mutation des plantes semble être une forme de défense naturelle face à une agression, comme quoi la nature a été fortement sous-estimée. En effet on découvre de plus en plus d’exemples où des plantes sauvages ont développé une forme de résistance au glyphosate. C’est comme si la terre développait des anti-corps et renforçait son système immunitaire contre toutes ces attaques chimiques.

• Plante sacrée et comestible
Plante comestible, on la retrouve dans l’alimentation en Asie, en Afrique et en Amérique. Prisée des peuples mayas, aztèques et des incas.
Appelée aussi blé des Incas ou encore celle qui ne fane pas. En effet, son nom est formé du préfixe privatif a-, « sans », sur le verbe qui signifie « flétrir, se faner. D’ailleurs, l’amarante a la réputation de ne pas se faner, ce qui lui a valu d’être un des symboles de l’immortalité dans certaines croyances .
Elle est d’une grande valeur nutritionnelle, riche en protéines, sels minéraux, mucilage, fibres… Et sans gluten !

 

Aujourd’hui plusieurs façons de la consommer :

• Les graines
Ses graines minuscules peuvent se manger comme des céréales ou mélanger après cuisson à des soupes, à des gratins ou encore associées à une légumineuse dans la confection de galettes végétales.
Elles peuvent se consommer également grillées, germées ou sous forme de farine.
A tester en pâtisserie en remplaçant 25% de la farine classique par de la farine d’Amarante, elle donnera un goût plus sucré et une texture plus moelleuse.

• Les feuilles
Les feuilles peuvent se consommer comme des épinards et rentrées dans la composition de gratins ou tartes.
Les feuilles tendres du printemps, crues en salade.

 

Un peu d’histoire

Ainsi que l’explique D. Guillet (2002, p. 373) : « l’Amarante possédait une valeur nutritionnelle, thérapeutique et rituelle. Après la conquête espagnole du Mexique, sa culture fut interdite car elle servait dans divers offices religieux aztèques. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévit durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amarante a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamales, tortillas, sauces et boissons).
L’utilisation traditionnelle de graines d’amarante dans la confection de têtes de mort en sucre pour le jour des morts perdure toutefois. »
Sources : Wikipédia

 

Plante sacrée des incas

Découverte entre 6700 et 5000 avant J.C., dans la région portuaire de Veracruz, dans les gro]es de Oxcatlan sous forme d’offrandes funéraires, l’amarante est considérée comme un graine miraculeuse par les Incas.
Selon les anciennes croyances, considérée comme sacrée car on lui conférait des forces surnaturelles et elle contribuait au prolongement de la vie.